les mystères de la langue

Publié le par becassinechezheidi.over-blog.com

Sans être une linguiste avertie, je connais l'importance des mots et m'attache, selon mes compétences, à choisir celui qui saura évoquer au plus juste une pensée, un sentiment.

La richesse du vocabulaire est pour moi le traducteur essentiel de la richesse des pensées, n'étant pas une grande expressive corporelle je m'applique à transmettre par de petites phrases, en soignant leur mélodie, leur sonorité, une humeur ou une atmosphère.

 

Voilà pourquoi, ici, je souffre terriblement de mon amputation orale, mon incapacité à dialoguer en germain, me trouver réduite à l'essentiel alimentaire, à quelques considérations météorologiques -sachant que ce sont souvent les mêmes, n'élargit pas mes connaissances!- appauvrissent mes neurones.

 

Mais même la maîtrise du vocabulaire et de la grammaire ne suffit parfois pas, j'en ai fait l'expérience tout dernièrement.


J'aide quelques élèves dans l'apprentissage du français et voulant développer ma petite affaire, j'ai confectionné quelques cartes aguicheuses -je ne savais pas à quel point!- pour étendre un peu ma clientèle.

J'ai soumis à la critique et surtout à la correction othographique mon oeuvre à ma jeune élève de 20 ans qui, en lisant la ligne qui composait l'annonce, sembla un peu désappointée. Elle me dit je vais voir chez moi et demain je te dis si c'est bon.

Elle me laisse perplexe et revient le lendemain un peu moqueuse. Elle a revu mon texte de 5 mots qui paraît-il était une invitation à la débauche.

Mon offre de cours de français dans laquelle je faisais crânement allusion à mes origines (de circonstances) parisiennes était en fait une invocation au préservatif!

Donc le "venez apprendre avec un Parisien(ne)" pouvait avoir le sens ambigü de "venez apprendre avec un préservatif"

 

...Chuis pas sûre d'y arriver, veux rentrer, home sweet home...calimero.png

 


Ach, je devrais regarder plus souvent Arte et j'aurais appris par Hinrich Schmidt-Henkel, traducteur berlinois, que "der Pariser" n'est autre que notre capote anglaise qui s'appelait à une époque révolue French letters, j'imagine, sans changer de fonction. 

 


 


 

Publié dans made in suisse

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Brenda 14/01/2012 13:13


oups!, un peu plus tu aurais eu la viste de la Police! Un bon moyen d'échanger!


Bisous